samedi 26 décembre 2009

Weird Science




tu es elle,















elle


et elle aussi.














rêveuse,















délicate,




















contemplative.

en hiver tu es comme ça,














l'hiver te fait ça



















et aussi l'hiver, tu fais ça.



l'été, tu es comme ça,




















comme ça


et comme ça.














vendredi 25 décembre 2009

rien

C'est comme ça et j'aime bien...



jeudi 24 décembre 2009

MUSIQUE - TOP 2009



1. Clues - Clues


+ Remember Severed Head
+ Approach The Throne
+ You Have My Eyes Now
+ Ledmonton
+ Let's Get Strong






2. Woods - Songs of Shame


+ Down This Road
+ Military Madness
+ Born To Lose
+ Rain On







3. Grizzly Bear - Veckatimest


+ Southern Point
+ Two Weeks
+ Cheerleader
+ Ready, Able







4. Charlotte Gainsbourg - IRM


+ IRM
+ Le chat du Café des Artistes
+ Heaven Can Wait
+ Me And Jane Doe






5. Fred Fortin - Plaster la Lune


+ La Merveille Masquée
+ Grandes Jambes
+ Madame Rose
+ Le Mur
+ Plastrer La Lune






6. Deerhunter - Rainwater Cassette Exchange EP


+ Rainwater Cassette Exchange
+ Famous Last Words
+ Game of Diamonds








7. Torngat - La petite Nicole


+ La petite Nicole
+ L'école pénitencier
+ Afternoon Moon Pie









8. Pawa Up First - The Outcome


+ Territorio
+ Transit
+ In a Hurry to Nowhere
+ The Outcome







9. Karen O and the Kids - Where The Wild Things Are soundtrack


+ All Is Love
+ Worried Shoes
+ Animal

DGC Records







10. Le Loup - Family


+ Beach Town
+ Neahkahnie
+ A Celebration








11. Atlas Sound - Logos


+ Walkabout (with Noah Lennox)
+ Shelia
+ Quick Canal ( with Laetita Sadier)
+ Logos

Kranky Records






12. Circulatory System - Signal Morning


+ This Morning (We Remember Everything)
+ Overjoyed
+ News From The Heavenly Loom
+ Signal Morning 2







13. Sonic Youth - The Eternal


+ Antenna
+ Calming the Snake
+ Walking Blue
+ Massage the History







14. We Are Wolves - Invisible Violence


+ Walking Commotion
+ Dreams
+ The Spectacle Of Night

Dare to Care Records







15. Blockhead - The Music Scene


+ It's Raining Clouds
+ The Music Scene
+ Tricky Turtle
+ Farewell Spaceman







16. Future of the Left - Travels With Myself And Another


+ Land Of My formers
+ You Need Satan More Than He Needs You
+ Yin / Post Yin








17. Yeah Yeah Yeahs - It Blitz!

+ heads Will Roll
+ Soft Shock
+ Little Shadow (Acoustic Version)

DGC Records








18. Bernard Adamus - Brun


+ Cauchemar De Course
+ La Question À 100 Piasses
+ Le Fou De L'Île

Dare to Care Records







19. Malajube - Labyrinthes


+ Ursuline
+ Porté Disparu
+ Dragon de Glace
+ Cristobald

Dare to Care Records





20. WHY? - Eskimo Snow


+ January Twenty Something
+ On Rose Walk, Insomniac











samedi 12 décembre 2009

lundi 2 novembre 2009

café névé




Atmosphère décontractée, gens sympa, excellent café et sandwichs délicieux.



On s'y plait seul ou accompagné.


151 Rachel est, coin De Bullion



Le Loup



Dernière parution musicale intéressante, Le Loup - Family


critique sur pitchfork




Tendresse




mercredi 28 octobre 2009

samedi 26 septembre 2009

Mort & vie



Les morts n'empêcheront jamais les vivants d'être en vie.



samedi 5 septembre 2009

Clues



Clues est un groupe montréalais formé entre autre de Alden Penner, ancien membre de The Unicorns. En spectacle pour Pop Montréal, le 1er octobre au Cabaret JPR.

C'est l'album que j'écoute constamment ces temps-ci. Une écoute grandissante et addictive, qui fait son effet autant à court terme qu'à long terme: le premier soir, je l'ai écouté trois fois d'affilé, très souvent par la suite et les mélodies, qu'on se surprend à fredonner assez souvent, restent en tête et popent comme un juke box. Déjà un classique dans ma collection, il est sans conteste en première position dans mon top 2009.


jeudi 27 août 2009

Limbes - 3e partie



Le Fantasme de Mort, c'est descendre à vélo cette côte à pic et s'imaginer qu'une fois en bas, le feu de circulation tourne au rouge, sans qu'on ne frêne. On se laisse alors aller à la vitesse et au vent, les bras lousses et les yeux fermés. Une voiture qui arrive très vite fauche la bicyclette, qui se tord et se brise, le corps se projette sur le capot puis sur le pare-brise, avant de s'envoler vers l'avant ou l'arrière, à des mètres de là, pratiquement dans un autre univers. On roule et bascule longtemps, le crâne se fracasse, se fend, le sang s'étend et se répand, les os veulent prendre l'air... Et c'est là où on la touche, elle est tout près, cette Mort vivante qui pulse si violemment dans les veines, qui pompe et purge le sang...

Ce Fantasme de Mort ne se passe que dans l'action, dans ces situations grandioses et périlleuses. On ne le voit jamais dans le quotidien, ni lorsqu'on célèbre la nouvelle année amèrement et qu'après un accident des plus banals, on doive nous conduire aux urgences.

- Debout 24 heures?
- Pas forcément debout, me répond bêtement le médecin. Mais en tout cas, tu dois rester réveillé.

Bientôt, dans plus ou moins deux trois heures, ça en fera déjà 24 bonnes que je suis réveillé. Et ce gars-là me dit qu'il faut que je tienne encore le double?

- Vous pouvez pas me faire une prescription qui pourra me faire tenir jusque là, au moins?
- Je peux rien te faire prendre, ça pourrait être dangereux à cause de ta commotion. Tout ce que je peux te dire, c'est qu'il faut que quelqu'un soit toujours avec toi, pour te réveiller aux demi-heures pour empêcher que tu tombe dans le coma.

C-O-M-A. quatre lettres qui me font rêver. Les limbes, l'inconscient, tout s'arrête...

- Moi, je vais être là pour toi, me dit Eve-Marie, tout sourire. C'est de moi que t'as besoin, poussin. T'es perdu en ce moment.

Le médecin nous dévisage, dégoûté. Un autre amer.

- Me reste plus qu'à te souhaiter bonne chance et espérer ne pas te revoir ici, qu'il me dit en poussant la porte. Bonne journée, poussin.

Eve-Marie me regarde et moi, je regarde ailleurs.

- Je te reconduit à ton lit? Je vais être ta petite infirmière cocho...
- Pourquoi tu penses que j'aurais besoin de toi, Eve-Marie?
- Quoi?
- Pis qu'est-ce que tu fais ici, au juste? On est plus ensemble, faudrait que t'en revienne!
- Je suis là pour t'aider...
- Non! Mes amis, dans la salle d'attente, eux sont là pour m'aider. Ils m'ont pas pété une coche quand je suis tombé. Ils m'ont amené ici, gentiment. Toi, t'es juste là pour me ravoir. Mais cette fois-ci, c'est pour de bon, ma belle. J'ai fini de faire le petit chien.
- Tu le sais pas tout ce que j'ai pu faire pour me retrouver ici avec toi!
- Oui je le sais, entre autre une pipe à Capi. Laisse faire les détails, je vois largement le portrait.

Elle ne dit plus rien. Je sens que ça bouille en dedans. Eve-Marie regarde vers moi mais je sais qu'elle ne me vois plus. Soudainement, d'un mouvement brusque elle prend son sac, me fixant toujours sans cligner des yeux. Elle recule, ouvre la porte, s'en va.

J'attend. Elle ne peut pas partir simplement comme ça, elle va forcément revenir pour m'achever. Après quelques minutes, je baisse la garde et pousse un long soupir de soulagement. Et c'est à ce moment que j'entend s'ouvrir la porte...

- Qu'est-ce tu fout?
- Ah, Alex! que je lui dis, étonné.
- Te sens-tu d'attaque pour aller déjeuner? Les autres nous attendent.
- Ok, j'arrive.

Dans le couloir, c'est vide et silencieux.

- Je vais avoir besoin de vous autres aujourd'hui...
- De quoi tu parle? Moi je m'en vais juste me coucher après la bouffe, rien d'autre.
- On verra, on verra... Faut que je tienne 24 heures debout, sinon c'est le coma.
- Écoute, je t'aime ben, mais tu verra ça avec les autres. J'ai fais ma B.A.

On embarque tous dans la Volvo et je m'arrête un instant à les regarder un après l'autre, content de les avoir avec moi. Maintenant je m'en vais, je me sens hors de danger, tant que mes amis sont là.

On s'arrête à une lumière rouge et Alex se retourne vers moi.

- Eve-Marie est partie comme une flèche, elle avait l'air en beau sacrament...
- Ouin, je pense qu'elle a enfin compris que c'était pour vrai, cette fois-là.
- Si t'es sûr de ton affaire, ça doit être une bonne chose.

La lumière passe au vert. Alex donne du gaz et j'imagine à cet instant un dix roues arriver à notre gauche, nous fonçant dessus, sans ralentir. Alex lève les bras pour se protéger le visage, réflexe inutile mais purement humain. J'ai le temps de me retourner un instant, pour voir sur la banquette Jean-René et sa blonde Karine se tenant l'un l'autre dans leurs bras, criant vers le camion en comprenant trop bien ce qui s'envient. À côté, Ti-poux est endormi et n'aura jamais conscience de rien, tout béat qu'il est dans la quiétude de son sommeil. Je me retourne et regarde la grille du pare-choc qui grossit pour remplir complètement le paysage. Je ferme les yeux, ne pense plus à rien. Les limbes arrivent.


FIN



mardi 30 juin 2009

Limbes - 2e partie



Une fois arrivé dans le stationnement de l'hôpital, j'ai pris soin d'ouvrir la portière avant de vomir. Alex va être content de cette petite attention... sauf que j'ai pas eu le temps de tasser ma jambe.

- Aah, tabarnak!
- Penses-tu que c'est une commotion ou la bière? me demande Ti-Poux mi-sérieux, en riant.
- Je sais pas... Je dirais que c'est moitié-moitié, mais je vais attendre le diagnostique du médecin avant de me prononcer. Je viens de scraper ma paire de jeans propre des fêtes, câlisse...

On est cinq: Jean-René, Karine sa nouvelle blonde, Ti-Poux, Alex pis moi. De même dans le stationnement vide et glissant, on a l'air de sortir d'un mauvais Kevin Smith. C'est beau dire...

- T'as besoin d'un nouveau Kotex? me dit Karine.
- Non, celui-là est encore correct. Merci.

C'est elle qui a eu l'idée. C'est pas fou, quand on se dit que c'est quand même à ça que ça sert au départ, éponger le sang. Comme Alex arrêtait pas de chialer avant d'embarquer dans sa Volvo que j'allais tacher ses bancs et qu'on trouvais rien pour le faire taire, elle a sorti ça de son sac, comme un lapin d'un chapeau.

Dans la salle d'attente, je voulais mourir: Je sent la robine et le vomit, la tête m'élance sans bon sens, Jean-René et Karine sa nouvelle blonde sont l'un sur l'autre et se lâchent pas la face, Ti-Poux et Alex font des duels de chaises roulantes et se rentrent dedans. Tout ça m'irrite au plus haut point, mais je dis rien, je patiente. Jean-René et sa nouvelle blonde peuvent bien se mettre juste là, je m'en fout, ça fera quelque chose à regarder; Ti-Poux et Alex, c'est sûr, vont finir par se faire mal mais bon, on est déjà rendu à l'hôpital fait que...

Je me gratte la nuque et mes doigts glissent sur un genre de sirop chaud, qui me coule le long du cou. Ma serviette est pleine. Je tire sur le manteau à Karine la nouvelle blonde à Jean-René, qui me lance son sac sans se déloger de son nouveau chum. Je me sert, prend le nécessaire et même un peu plus: je trouve une prescription de tranquillisants et m'en enfile trois en me disant que ma condition ne peut pas empirer. Grave erreur: il ne faut pas se leurrer, parce qu'il y a toujours pire.

Pour me distraire un peu et puisque les magazines autour sont aussi intéressant que de se fendre le crâne la veille du jour de l'An, j'observe la faune étrange qui m'entoure et constate que, mis à part les énergumènes qui m'accompagnent, il se trouve dans cette morne salle d'attente de vrais patients. Dans le coin il y a le Père Noël avec le dos barré - ça doit faire une semaine qu'il est là...; à côté des machines, une vieille madame en robe de chambre qui à l'air de chercher son chemin regarde Alex et Ti-Poux d'un oeil méfiant; un gars avec la jambe dans le plâtre joue avec son Gameboy DS. J'ai de bonnes chances de passer le prochain parce que dans la salle, je suis quand même le seul susceptible de tomber dans un coma dû à une fracture ouverte... Bon, Alex et Ti-Poux travaillent fort pour entrer dans la compétition, mais j'étais là en premier.

L'infirmière entre enfin dans la salle alors que les tranquillisants commencent leur effet. J'ai la vision d'un ange, un ange vert avec les cheveux roux. Son visage est illuminé et souriant quand elle prononce mon nom et me demande de la suivre. Je me dis qu'elle m'emmène dans un monde meilleur, alors je me retourne pour saluer mes amis que je laisse derrière. Ils ont compris et m'envoient lentement la main en hochant de la tête avec confiance. Je flotte.

J'arrive, je touche presque à la main que me tend l'Infirmière-Ange et comme mes doigts effleurent le bout des siens, une ombre terrifiante se glisse derrière elle pour poser sa main glaciale sur son épaule. Le doux visage de l'Ange-Infirmière Verte change soudainement et je lis l'effrois dans ses yeux. La voix du spectre se fait entendre.

- Je vais avec vous, dit Eve-Marie. Il va avoir besoin de quelqu'un avec lui.

L'infirmière reste muette et moi aussi. Je marche le long du corridor, encadré par ces deux femmes, littéralement entre l'allégresse légère et la lourdeur de la pulsion de mort. Peut-être ai-je eu quelques écarts temporels dû aux tranquilisants et/ou surdose d'alcool et/ou commotion cérébrale mais, comment Eve-Marie a-t-elle pu se rendre ici aussi vite? Comme si elle lisait mes pensés - non, elle les a lu - elle dit:

- Capi voulait pas venir me reconduire. J'ai eu beau le supplier mais il voulait pas. Y'a fallut que je lui fasse une pipe.

Je me suis arrêter deux secondes pour m'interroger si j'avais bien entendu ce qu'elle venait de dire. Elle me regarde avec ce sourire innocent qui me donne des envies de meurtre. Je me retourne vers l'infirmière, embarrassé.

- C'est pas ma blonde, faites-vous en pas...
- Il m'a crissé là v'là un mois, dit-elle, toujours aussi souriante, à l'infirmière. Vous parlez d'un bon temps pour faire ça, hein? Juste avant Noël!
- Attendez dans l'avant-dernière salle, au bout à droite, dit sèchement l'infirmière avant de s'en retourner. Le docteur s'en vient.

J'ai dû me tromper sur les intentions profondes de l'Ange-Infirmière Verte, c'est en enfer qu'elle me conduisait. Un enfer qui sent l'aseptisé, le formol et le plaster, où l'on vous fait attendre avec votre ex pour vous faire recoudre le crâne. Triste, je l'ai regardé partir au loin, qui se traînait les pieds sur le dallage. Elle n'était plus aussi gracieuse et sa nature vilaine se dévoilait maintenant. Plus jamais, les barbituriques.


À suivre...